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Jan
29

Nous sommes en État de guerre… picrocholine !

       La conscription est suspendue depuis 1996, la France est en paix sur son sol depuis 1945, et pourtant… Nous avons tous connu la guerre !  Une guerre picrocholine…

           

              Quèsaco ? Je convoque hic et nunc mon Petit Larousse et voici ce qu’il me rapporte :

 

  « Picrocholine (adj. f.) guerre picrocholine. a. [Littérature.] Guerre opposant Picrochole à Grandgousier et à Gargantua  dans Gargantua, roman de Rabelais.

b. Conflit entre des institutions, des individus, aux péripéties souvent burlesques et dont le motif apparaît obscur ou insignifiant. »

 

             Quand vous dites  « Quel merdier ! », « On marche sur la tête ! », « Vous vous foutez de moi ?! Vous voulez m’envoyer au bureau X ? Mais j’en viens ! Ce sont eux qui m’envoient auprès de vous ?! »… Tous ces petits tracas et dysfonctionnements qui font le charme et la réputation de l’Administration française ont un nom : « la guerre picrocholine » !          

           En effet, ne vous est-il pas déjà arrivé d’être baladé de bureau en bureau auprès des Impôts ? De batailler de la Sécu à votre mutuelle pour obtenir un remboursement ? Ou encore de recevoir un courrier du Pôle Emploi  vous exhortant à vous rendre à un entretien prévu… la veille ?! Et un autre du collège de votre enfant notifiant une absence pour une matinée où il n’avait pas cours ?

           Oui ? Alors, vous avez été victime d’une guerre picrocholine !

           De guerre lasse, vous avez sans doute baissé les bras devant cette administration qui marche sur la tête… Alors, ne perdons pas la nôtre (de tête !) et faisons la guerre à ces quelques Picrochole.  

          C’est pourquoi, je vous l’écris solennellement. Ma recherche d’emploi s’inscrit dans la lutte contre ces guerres picrocholines… Modestement mais sûrement afin que la philosophie de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), le pragmatique « mieux d’État », devienne une réalité…   

 « La guerre est une affaire trop grave pour être confiée aux seuls militaires.» Clémenceau.